Alimentation durable: pour que le présent prépare un futur plus que parfait

Dans 30 ans lorsque la Terre comptera plus de 9 milliards de personnes

La superficie de la Terre consacrée à l’activité agricole est estimée à 50%: la moitié de la planète donc pour tenter d’alimenter une population de 7,5 milliards. Mais qu’en sera-t-il dans 30 ans lorsque la Terre comptera plus de 9 milliards de personnes? Faudra-t-il agrandir la zone agricole dans la même proportion, soit de plus ou moins 30%?

Selon des experts réunis lors du forum Comment nourrir le monde, organisé à Rome, en 2009, par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) des Nations unies, il faut envisager une augmentation de 70 % de la production agricole si l’on veut répondre aux besoins d’une population de plus en plus importante, riche et urbaine.

La production céréalière, affirmaient les experts, devrait passer de 2,1 à 3 millions de tonnes annuellement et celle de la viande, de 270 à 470 millions de tonnes. Le défi est de taille, d’autant plus que les changements climatiques combinés à l’augmentation des biocarburants ajouteront à la problématique. Et comme si tout ça n’était pas suffisant, les experts disent avoir noté des signes de dégradation inquiétants «dans 15 des 24 services fournis par l’écosystème examinés», notamment les réserves d’eau et les zones forestières.

Les bonnes nouvelles maintenant. La FAO se montre malgré tout optimiste. «On a les ressources et la technologie nécessaires pour relever ce défi», a-t-elle affirmé, précisant toutefois qu’il faudra une volonté politique pour que soient adoptées, entre autres, des pratiques de développement durable et une gestion responsable des ressources naturelles que sont l’eau, la terre et la biodiversité.

Une dizaine d’années se sont écoulées depuis ce forum, et force est de constater que le message fait son chemin, comme ici, à Montréal, où plusieurs initiatives d’alimentation durable ont vu le jour.