C’est à Montréal qu’a germé l’industrie du disque vinyle!

Et si l’on vous disait que c’est à Montréal qu’a vraiment démarré la carrière du célèbre chien Nipper? Vous savez, ce drôle de jack russell qui écoute le son sortir du cornet d’un gramophone : image longtemps collée aux disques RCA?

Eh bien, sachez qu’il n’y a rien d’étonnant à ça, car du début des années 1900 jusqu’à l’après-guerre, Montréal a été la capitale mondiale de l’industrie du disque.

Cet état de fait, Montréal le doit à Émile Berliner (1851-1929), un ingénieur allemand ayant émigré aux USA, où il a inventé, en 1887, le gramophone, soit le premier appareil reproduisant le son à l’aide d’un disque tournant. Une décennie auparavant, Thomas Edison avait créé quelque chose de similaire, à la différence toutefois que le son, enregistré sur un cylindre, était franchement moins net.

Des relations, au bas mot, houleuses avec le milieu d’affaires américain incitent la Gramophone Companyde Berliner à s’installer à Montréal en 1899, et c’est alors les débuts de la plus ancienne industrie du Canada.

Quelques visionnaires ont vu en l’invention de Berliner l’occasion de faire de bonnes affaires, dont Edmond Archambault qui fonde, en 1896, Les Éditions Ed. Archambault, rue Sainte-Catherine, ce qui sera vraisemblablement le premier disquaire à Montréal. Archambault, maintenant propriété des librairies Renaud-Bray, une entreprise spécialisée dans la vente de livres, de musique et d’instruments de musique, compte 17 succursales, toutes au Québec.