Chronique du concièrge – Véronique Bourgeault

Elle n’a que 30 ans, mais jouit déjà d’une solide expérience en hôtellerie. Bachelière en gestion hôtelière, Véronique Bourgeault a été successivement aide-cuisinière, hôtesse, serveuse, maître d’hôtel, superviseure et, depuis 2012, concierge.

Être concierge d’un grand hôtel consiste à tout mettre en œuvre pour satisfaire les besoins des clients. Cet emploi demande du tact, de la discrétion, une grande capacité d’anticipation, de l’entregent et beaucoup, mais alors là, beaucoup d’initiative.

Et pour preuve, Véronique cite la demande que lui a faite, un jour, Johnny Hallyday pour emmener toute son équipe voir les baleines à Tadoussac. « J’ai dû réserver en urgence, à Saint-Hubert, un aller-retour en avion, un service de transport aller-retour à Tadoussac, ainsi qu’une croisière, et tout ça, à 24 heures d’avis. »

« Ce métier me passionne réellement », ajoute Véronique, qui est également directrice régionale des Clefs d’Or (section Montréal), une association internationale regroupant plus de 4000 concierges dans le monde. « Chaque jour m’apporte une surprise. C’est vraiment gratifiant de participer à la réalisation d’un rêve et de rendre un séjour mémorable… »

Gratifiant, mais diablement intéressant aussi, ne serait-ce que pour les belles rencontres que font les concierges. « Je garderai toujours un merveilleux souvenir d’Alice Cooper, un personnage fascinant, doté d’une culture générale incroyable. Il y a aussi Roger Federer, un homme charmant, humble et tellement gentil », raconte la concierge de l’hôtel Le Mount Stephen.

Les coups de cœur de Véronique

Et lorsqu’on lui demande de suggérer des choses à voir ou à faire, que conseille Véronique? « Montréal, c’est sans fin, dit-elle. J’adore, entre autres, l’avenue Laurier Ouest, parce qu’elle regorge d’artisans et de designers d’ici. Il y a aussi le restaurant Europea (1227, rue de la Montagne) qui offre toute une expérience culinaire. Chaque plat est plein de petits détails, comme les cigares au fromage servis dans une boîte à cigares. Ou encore le Club Chasse et Pêche (423, rue Saint-Claude) pour son risotto au cochonnet braisé et lamelles de foie gras. Et pour les gens actifs, je recommande les tours en raquettes sur le mont Royal, agrémentés d’un chocolat chaud. Voir Montréal de cet endroit en soirée, c’est magique. »