De toute origine, de tout horizon!

Il serait ardu pour quiconque de dresser le portrait type du Montréalais. Le problème, voyez-vous, ce n’est pas que les Montréalais sont sans personnalité, c’est qu’il y a presque autant de personnalités qu’il y a de Montréalais.

Chacun y vit librement selon ses valeurs, ses goûts, ses traditions, sa culture et ses croyances.

On le remarquera notamment avec le Village gai, mondialement connu et site d’une vie nocturne animée et de festivals flamboyants. Avec le centre-ville, carrefour des affaires où défilent à toute heure du jour vestons-cravates et tailleurs, et avec le Quartier latin où s’expriment des artistes de tout genre.

Il faut savoir par ailleurs que plus du tiers de la population montréalaise est né à l’extérieur du pays, principalement à Haïti, en Algérie, en Italie, en France, au Maroc, en Chine, aux Philippines, au Liban, au Vietnam et en Roumanie.

Cette remarquable diversité a des effets bien visibles dans le paysage montréalais. Tout d’abord dans l’exercice de la foi. Il y a, sur l’île, près de 470 lieux de culte: églises, synagogues, temples et mosquées. Près de 53 % des Montréalais se disent de confession catholique, alors que 18 % indiquent n’avoir aucune appartenance religieuse. Entre les deux se glissent musulmans, orthodoxes, protestants et, dans une moindre mesure, bouddhistes, sikhs et hindous.

Pour des raisons d’affinités, ces communautés adoptent chacune un secteur de la ville que l’on désigne souvent par le nom de leur pays: la Petite Italie, le Quartier chinois, le Petit Maghreb et la Petite Inde.

Dans quelques cas, il sera facile de découvrir l’identité du quartier à la façon dont s’habillent les résidents: par exemple, le Parc-Extension, site de la Petite Inde, ou encore le Mile End et Outremont où vit une importante communauté de juifs orthodoxes.

Et plus facile encore, lors de la présentation de la Coupe du monde de football (soccer). Espagnols, Portugais, Argentins et Italiens, entre autres, tous de grands passionnés, ne se gênent pas pour manifester leur appui à leur équipe nationale. Chaque but compté est suivi de cris perçants qui traversent les murs et informent les passants que «l’équipe de la place» vient de marquer. Et si elle gagne, on déambule dans le quartier, fanion et drapeau du pays accrochés à la voiture avec un concert de klaxon en prime.

En somme, la diversité culturelle de Montréal, c’est la démonstration quotidienne du besoin de vivre intensément et exprimé de mille et une façons. Et c’est aussi, pour le plus grand bien de Montréal, un vaste répertoire de connaissances et d’expériences!