D’un site d’enfouissement jaillit un trésor de verdure

Parc Frédéric-Back, l’Homme qui plantait des arbres

Du début des années 1920 jusqu’en 1968, le quartier Saint-Michel est reconnu pour son immense carrière de calcaire, qui héberge d’ailleurs l’une des plus grandes cimenteries d’Amérique du Nord.

En 1968, le stock de calcaire étant épuisé, les propriétaires (la famille Miron) transforment le terrain en un site d’enfouissement, au grand désarroi des résidents. Quelque 40 millions de tonnes de déchets domestiques y sont jetés au cours des décennies suivantes. Pour calmer une grogne toujours grandissante, la Ville, qui a fait l’acquisition du dépotoir en 1984, le ferme définitivement peu de temps après. Elle le transforme cette fois en un vaste espace vert qu’elle baptise «parc Frédéric-Back», nom du grand artiste multidisciplinaire célèbre notamment pour son film d’animation L’Homme qui plantait des arbres (1987).

Montréal se donne jusqu’en 2025 pour compléter la transformation du parc qui, une fois à terme, aura une superficie de 153 hectares, soit la moitié du célèbre Central Park de New York, ce qui n’est pas rien, ou encore les deux tiers du parc du Mont-Royal.

Même s’il reste près de trois ans à l’échéancier, le visage du parc prend forme. Déjà, 2017 a vu l’inauguration de deux secteurs, le Boisé Est et le Parvis Papineau.

En plus des sentiers pédestres et des pistes cyclables, ces secteurs sont aussi le site d’évènements festifs. Ils sont agrémentés d’œuvres d’art ainsi que de belvédères desquels on contemple Montréal à 360o. On y trouve des aires de pique-nique mais, surtout, ces étonnantes sphères recouvrant les puits de captage du biogaz; des structures au design futuriste qui deviennent phosphorescentes à la tombée du jour; un spectacle vraiment insolite!

Il est à noter que l’on a utilisé des matériaux locaux pris à même le parc pour y aménager ces secteurs, notamment le mobilier urbain.

Le parc se trouve à l’intérieur de l’avenue Papineau (à l’ouest), de l’avenue Charland (au nord), du boulevard Saint-Michel (à l’est) et de la rue Jarry (au sud).