L’aérogare Pierre-Elliott-Trudeau, une première bonne impression

ADM investira plus de 2,5 G$ dans les infrastructures de l’aéroport

On n’a jamais l’occasion de faire deux fois une première bonne impression, dit-on. Eh bien, Montréal ne la ratera pas, avec tout ce qui se passe actuellement à «son aéroport»! De métamorphose en métamorphose, l’aérogare est devenue pour Montréal un hall d’entrée d’une grande splendeur où les plus récentes avancées technologiques sont mises à contribution. Voilà une agréable façon de souhaiter la bienvenue à qui vient à Montréal pour la première fois!

Et ce n’est pas fini!

ADM, l’entreprise privée sans but lucratif qui est responsable, depuis sa création en 1992, de la gestion, de l’exploitation et du développement des sites aéroportuaires de Montréal – et de Mirabel pour le cargo –, investira plus de 2,5 G$ dans les infrastructures de l’aéroport (côté ville) au cours de la décennie. On entend par «côté ville» toutes les infrastructures d’accueil situées avant le point de contrôle de sécurité.

Ce vaste chantier, l’un des plus importants du Québec, comprend notamment la reconfiguration et la reconstruction de deux immenses infrastructures: le stationnement étagé et le débarcadère.

Avant de s’attaquer à la reconstruction du stationnement étagé, on a aménagé l’automne dernier un nouveau stationnement, l’Écono-Premium, doté de 2800 cases, qui vient en relève au stationnement étagé. Cette infrastructure, construite selon les normes ENVISION (certification équivalente à LEED), comporte plusieurs particularités. Elle possède notamment un système de guidage avec bornes «Wayfinding» pour retrouver facilement son véhicule et un édicule chauffé et climatisé, desservi par de nouvelles navettes, dont quelques-unes, fabriquées au Québec, sont entièrement électriques.

S’ajoute au projet, la construction de la station du REM, Réseau express métropolitain, qui sera relié à l’aérogare, à 35 m sous le stationnement étagé. Il offrira une liaison rapide entre l’aéroport et le centre-ville.

Le défi est de taille pour le maître d’œuvre ADM, considérant que l’aéroport doit rester fonctionnel 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, que plus de 13 000 personnes travaillent à l’aérogare, que 55 000 voyageurs y transitent quotidiennement et que 30 000 véhicules circulent chaque jour sur les débarcadères.