La problématique des déchets nous concerne tous

«N’en jetez plus, la cour est pleine!»

S’il fut un temps où l’Asie accueillait avec joie nos déchets plastique parce que ses industries en avaient grand besoin, ce n’est plus le cas aujourd’hui, d’autant plus que la qualité de nos exportations laisse à désirer.

Le Canada, qui en avait exporté pour plus de 100 000 tonnes l’an dernier, est maintenant est «persona non grata». La Chine, les Philippines et la Malaisie ont renvoyé le colis à l’expéditeur. Un sérieux problème pour les Canadiens, ces grands consommateurs et conséquemment grands producteurs de déchets.

La problématique des déchets nous concerne tous, et il est urgent d’agir. À Montréal, par exemple, on estime que chaque résident produit 250 kilos de déchets par année. Un chiffre astronomique, et surtout inquiétant puisque, d’ici peu, le site d’enfouissement affichera complet.

Montréal n’est pas la seule dans le bateau: 81 autres villes formant, avec Montréal, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sont en alerte. Le site d’enfouissement de la CMM reçoit plus de 3500 tonnes de déchets quotidiennement, et il arrivera à saturation dans moins de 10 ans.

Face à la tragédie annoncée, la CMM a revu son Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles,et il est hors de question d’ouvrir un nouveau site d’enfouissement ni d’exporter les déchets. Il faut miser,dit la CMM, sur le compostage, le recyclage et la diminution des déchets. De façon plus précise, elle recommande une réduction radicale des emballages.

De toute évidence, la CMM ne prêche pas dans le désert, car avant même sa recommandation, plusieurs commerces de Montréal ont attaqué le problème de front. Parmi eux, des épiceries zéro déchet et des fabricants d’emballage écologiques.

Et c’est avec fierté que nous vous en présentons quelques-uns dans les articles suivants.