Le sur-mesure galvanise l’estime de soi

Depuis toujours, lorsqu’il est question de sur-mesure, on pense automatiquement à la confection de vêtements. Une association on ne peut plus logique considérant que le sur-mesure est aussi vieux que la couture, un art qui n’aurait d’ailleurs pu exister sans lui.

Si aujourd’hui encore ce vieux réflexe existe encore – suffit de googler «sur-mesure» pour en avoir la preuve –, force est de constater que cet art n’est plus la chasse gardée des couturiers. Le sur-mesure s’étend maintenant à tous les secteurs d’activité: gastronomie, voyage, joaillerie, services, équipements de sport – vraiment à tous les secteurs.

Le sur-mesure généralisé que d’autres appellent aussi « personnalisation » est devenu une nécessité. Thierry Cheval, directeur général retail chez L’Oréal, affirmait au magazine The Monthly Digest, en décembre 2017, «que la personnalisation représentait une valeur ajoutée pour la marque, car elle permet de répondre aux attentes de plus en plus individualisées des consommateurs, en particulier des jeunes générations.»

Propos que tient également Olivier Abtan dans une entrevue accordée au même magazine, également en décembre 2017. L’expert en marché du luxe et directeur associé au Boston Consulting Group souligne que le secteur du marché du luxe a vu l’émergence de trois courants majeurs au cours des 10 dernières années, dont la personnalisation.

Montréal ne fait pas exception. Ici comme ailleurs, la nouvelle génération de consommateurs exige ardemment bien plus qu’elle ne tolère passivement. L’estime de soi et le désir d’être bien dans sa peau priment. Avis leur est donc donné: à Montréal, le sur-mesure loge à plusieurs enseignes.