L’expérientiel : L’art de frapper droit au cœur!

L’expérientiel… On en faisait déjà mention au XIXe siècle, mais ce vague concept ne trouvait écho que chez les grands penseurs. Puis, vers la fin du XXe, ce courant de pensée jusqu’alors davantage philosophique que pragmatique a fait ses premières véritables incursions chez les professionnels du marketing. Aujourd’hui, bien que sa définition demeure toujours aussi vague, l’expérientiel est LE crédo de plusieurs enseignes.

L’expérientiel est le luxe de l’âme, pourrait-on dire. Fini les artifices, les rabais, les cartes de fidélité, la marque. Tout ce qui compte, c’est l’expérience! Le client n’utilisera plus un service, ne se procurera plus un bien, il le «vivra» intensément. Le rationnel n’a plus sa place. Tout est une question d’émotion. Autant pour le donneur que le receveur, elle devient la préoccupation principale, quand elle n’est pas tout simplement la seule.

Avec cette approche, on oublie le consommateur pour ne servir que le «jouisseur», celui qui n’aura de satisfaction qu’en profitant à satiété de ce qu’il est venu chercher.

L’hyperpersonnalisation d’un bien ou d’un service serait l’exemple parfait de ce que peut être l’expérientiel. Avec l’hyperpersonnalisation, l’expérience du jouisseur sera concluante à tout coup, le bien ou le service étant pensé et conçu pour personne d’autre que lui.

Certes, l’expérientiel a plusieurs formes, comme il existe plusieurs formes d’hyperpersonnalisation. Et toutes ces formes, malgré leurs différences, ont un dénominateur commun: frapper droit au cœur de chaque individu!