Montréal à l’avant-scène de la recherche scientifique

Montréal regorge de ces «superbolles» passionnées par la recherche scientifique

Que vous soyez au cinéma, au resto, dans un magasin ou dans le métro, vous avez de bonnes chances d’y croiser sans le savoir «un grand cerveau». Montréal regorge de ces «superbolles» passionnées par la recherche scientifique.

Chauvinisme?

Pas du tout!

Les 5840 inventions brevetées par des Montréalais de 2007 à 2016 seulement en sont une preuve; l’invention montréalaise Archie, le premier moteur de recherche internet du monde (en 1990) en est une autre. Le laboratoire de physique nucléaire installé secrètement en 1943, à Montréal, et lié au développement de la bombe atomique (projet Manhattan) en est encore une autre.

Et ce n’est que la pointe de l’iceberg, puisque Montréal s’affirme sur la scène mondiale des sciences depuis près de 100 ans.

Ça n’a pas toujours été le cas, faut-il préciser! Jusqu’au début du XXe siècle, Montréal faisait figure de parent pauvre en recherche scientifique. Il est vrai que la mère patrie (France) n’aimait pas que ses colonies puissent lui damer le pion en quoi que ce soit. Sans oublier le clergé qui a dominé la province très longtemps et qui craignait par-dessus tout que la science ne l’emporte sur les mystères de la foi.

L’émergence des scientifiques à Montréal débutera donc tardivement, vers les années 1930, avec le microbiologiste Armand Frappier (1904-1991). Sa lutte pour contrer la tuberculose au Québec en a fait un héros national.

Il y a eu aussi Brenda Milner (1918). Ses travaux sur le fonctionnement du cerveau en ce qui a trait à la mémoire et au langage ont fait d’elle une sommité mondiale.

On retiendra aussi le nom du neurochirurgien Wilder Penfield (1891-1976). Le Dr Penfield est connu mondialement pour ses travaux sur les traumatismes cérébraux et le traitement de l’épilepsie. C’est aussi à cet éminent scientifique que l’on doit la première cartographie de l’anatomie fonctionnelle du cerveau.

Brenda Milner, Armand Frappier et Wilder Penfield auront laissé un héritage scientifique incommensurable, mais ils auront aussi doté Montréal d’une nouvelle culture: la recherche scientifique, qui se vérifie aujourd’hui dans de nombreux domaines.