Montréal, eau-delà!

Besoins domestiques, transports, tourisme : l’eau a toujours joué un rôle de premier plan dans le quotidien de Montréal, deuxième ville fluviale la plus peuplée au monde, n’étant devancée que par Zhongshan Dao (Chine) et se classant tout juste devant Manhattan.

Caressée par le fleuve Saint-Laurent, les rivières Outaouais et des Prairies, par les lacs Saint-Louis et Deux-Montagnes, et avec ses 300 kilomètres de rives et quelque 83 petites îles, Montréal doit tout à l’eau.

Cette « eau bénite » a donné vie à une activité économique dont les origines sont plus vieilles encore que sa fondation (1642); une activité qui n’a jamais cessé depuis, bien que fort différente aujourd’hui. Il y a bien sûr le port commercial, mais il y a surtout l’industrie touristique alimentée par près d’une vingtaine de points d’eau majeurs, principalement le Vieux-Port, mais aussi les rapides et le canal de Lachine, de même que le lac aux Castors, pour n’en nommer que quelques-uns.

Et l’eau potable?

Montréal, c’est aussi un immense besoin en eau potable : 1,9 million de personnes à desservir chaque jour. Afin d’alimenter sa population en eau potable, Montréal dispose de six usines de filtration. La capacité de production de ces usines est de 2 942 000 m3par jour, assez pour remplir 800 piscines olympiques.

L’usine Atwater est la plus importante du groupe en terme de capacité de production; elle est même la deuxième en importance au Canada.

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La première usine de filtration de Montréal a été construite en 1910. On a pris cette décision à la suite d’une épidémie de fièvre typhoïde.

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Il y a plus de 4300 km de conduites souterraines à Montréal pour desservir la population. Toutefois, la pression n’est pas assez forte pour alimenter les étages supérieurs de certains édifices, comme la place Ville-Marie. Ces bâtiments ont alors recours à des pompes de surpression.

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L’eau de consommation de Montréal provient du fleuve Saint-Laurent, de la rivière des Prairies et du lac Saint-Louis.