Montréal, la capitale culturelle du Canada

En 2008, la revue britannique Monocle déclarait Montréal « capitale culturelle du Canada ». Elle n’est pas la seule d’ailleurs à avoir fait l’éloge du talent artistique à Montréal : Spin Magazine, Le New York Times, Rolling Stone et Les Inrocks (France) ont fait de même.

Depuis la fin du XIXe siècle, de nombreux artistes attirent les foules à Montréal, non sans difficulté faut-il préciser. On se produit tout d’abord dans les églises, pour en être chassé lorsque les spectacles deviennent un peu plus légers. Plus tard, on envahit les cabarets du centre-ville de Montréal, disparus eux aussi avec l’arrivée de la télévision et du maire de l’époque, Jean Drapeau, qui veut « nettoyer » la ville.

Mais Montréal sans salles de spectacle, c’est impossible. L’émergence d’artistes talentueux, surtout depuis l’arrivée du deuxième millénaire, fait proliférer les scènes musicales partout sur le territoire. On est une « capitale culturelle » ou on ne l’est pas!

Montréal fait toute une scène!

Malgré la disparition des cabarets, Montréal n’a pas cessé pour autant de produire des spectacles en salle, sauf que, pendant presque deux décennies, à peu près seuls les gros noms du show-business s’y produisaient.

L’émergence de jeunes talents a changé la donne et de nouvelles salles de spectacle sont apparues, si bien que Montréal en compte aujourd’hui plus de 160, certaines très connues, d’autres un peu moins.


Le Verre Bouteille

Le Verre Bouteille, jadis Buffet de Lorimier, est un endroit particulièrement sympa, autant pour y produire un spectacle que pour y assister. Fondé en 1942 par Alfred Rouleau, l’établissement appartient aujourd’hui à sa petite-fille Nathalie, qui l’a baptisé Le Verre Bouteille lorsqu’elle en a pris possession, en 1990. Avec ses boiseries, ses murs en brique, son plancher d’origine, son frigo à bière datant de 1940 et toutes les photos d’artistes qui ont marqué les 76 ans du club accrochées aux murs, le lieu est vraiment unique. Des mélodies du Soldat Lebrun et du jazzman américain Duke Ellington au début, le Buffet de Lorimier est passé au western dans les années 1970, puis à la chanson québécoise 20 ans plus tard.

Quelque 150 spectacles y sont donnés chaque année, principalement par des artistes locaux que la boîte aime promouvoir, mais également par quelques vedettes étrangères. Plusieurs chansonniers québécois y ont fait leurs débuts, notamment Daniel Bélanger, Vincent Vallières, Yann Perreault et les sœurs Boulay.

2112, av. du Mont-Royal E.

www.verrebouteille.com


Théâtre Fairmount

La salle existe depuis 1983. À l’époque, elle hébergeait le Club Soda, qui y est demeuré jusqu’à son déménagement boulevard Saint-Laurent, en 1999. Elle est ensuite devenue le Cabaret du Mile End, le Kola Note et, finalement, en 2015, le Théâtre Fairmount. Lorsqu’ils en ont pris possession, les propriétaires ont principalement investi dans le son et l’éclairage. Ils ont fait de cette salle de 300 places l’une des préférées du public.

5240, av. du Parc

www.theatrefairmount.ca


Bistro à Jojo

Si c’est le blues qui vous fait vibrer, c’est là que vous devez passer la soirée. Le Bistro à Jojo, qui présente des spectacles chaque soir, en fait sa spécialité depuis 1975. Surnommé le Temple du blues, le club de la rue Saint-Denis, en plein Quartier des spectacles, a reçu la visite de plusieurs grands de la scène. On pense entre autres à Marjo, à Gerry Boulet, à Bob Walsh et à Éric Lapointe, qui aime fréquenter l’endroit même quand il n’y chante pas.

Des vitrines exposant, parmi d’autres objets, des guitares, des harmonicas et des disques d’or témoignent de la riche histoire du Bistro à Jojo. On a même été jusqu’à incruster, dans quelques tables, des guitares ayant appartenues à des artistes qui s’y sont produits. À elles seules, les vitrines et les tables valent le déplacement.

1627, rue Saint-Denis

www.bistroajojo.com


Bar Ritz P.D.B.

Connu autrefois sous le nom Il Motore, le Bar Ritz P.D.B. (abréviation de Punks Don’t Bend) de Parc-Extension a temporairement cessé ses activités en 2014, le temps que les nouveaux propriétaires rénovent les lieux et nous présentent un décor rétro. La salle peut accueillir près de 300 personnes, surtout des amateurs d’électropop, d’indierock et de rock alternatif.

179, rue Jean-Talon O.

www.barleritzpdb.com