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01 Première annonce de mesures pour le tourisme : un premier pas pour les hôteliers du Grand Montréal

Montréal, le 12 juin 2020 – La ministre du tourisme madame Caroline Proulx a procédé hier à une première annonce de mesures en soutien aux acteurs de l’industrie touristique dans le cadre de la crise de la COVID-19. Les hôteliers du Grand Montréal, qui reconnaissent et apprécient l’aide offerte, jugent qu’il s’agit d’un premier pas pour les soutenir, mais que cette vague de mesures ne témoigne pas de la gravité des impacts pour la région montréalaise.

Bien que généreuses, la plupart des mesures de stimulation de la demande auront pour effet d’encourager les Québécois à visiter la province, et par conséquent, à bouder la métropole. Les restrictions de déplacements internationaux, jumelées au fait que Montréal soit l’épicentre de la pandémie, auront pour effet d’annuler, à toutes fins pratiques, la saison estivale 2020. Selon plusieurs analyses économiques et hôtelières, une reprise équivalente aux performances observées en 2019 pour les établissements hôteliers montréalais ne sera possible qu’en 2023. À Montréal, l’impact et la sortie de crise seront d’ailleurs plus préoccupants qu’annoncés dans la province du Québec dans les prochaines années selon les analyses des résultats estimés par l’entreprise Horwath HTL.

« La durée et la profondeur de cette crise sans précédent laissera des cicatrices importantes. L’aide annoncée permettra certainement aux établissements hôteliers montréalais, pour la plupart iconiques et historiques, d’éviter une fermeture imminente. Mais pour combien de temps? Ces établissements sont d’autant plus affectés puisque leur modèle d’affaires repose en grande partie sur les voyageurs hors Québec. Nous entendons donc poursuivre le travail avec tous les paliers de gouvernement afin d’assurer la survie et éventuellement la relance de ce secteur d’activités incontournable de l’économie québécoise. » a mentionné Mme Eve Paré, présidente-directrice générale de l’AHGM.

Rappelons que les membres de l’Association des hôtels du Grand Montréal, qui emploient plus de 12 000 personnes, sont au cœur de tout un écosystème économique et touristique dont d’autres milliers d’emplois dépendent. L’État d’urgence sanitaire a forcé l’annulation de tout rassemblements, notamment les festivals, les conférences internationales et d’autres événements mondiaux, qui attirent des milliers de visiteurs chaque année. Conséquemment, les hôtels souffrent de l’impact économique dévastateur de cette pandémie. En effet, en mai dernier, le taux d’occupation au centre-ville était de 11,9 % alors qu’il avoisine normalement les 82,1 % en cette période de l’année. Ces chiffres représentent une baisse de plus de 95 % des revenus, et ce, pour un second mois d’affilé. Les prochains mois n’offrent guère plus d’espoir de reprise. Et pendant ce temps, les hôtels continuent d’assumer d’importants coûts fixes.

À propos de l'Association des hôtels du Grand Montréal

Fondée en 1949, l'Association des hôtels du Grand Montréal (AHGM) regroupe une centaine d’établissements de trois étoiles et plus situés principalement dans la région métropolitaine. Elle joue un rôle essentiel de catalyseur et de représentation des intérêts de ses membres, qui sont indispensables à la croissance et au développement de l’activité touristique et économique. Elle mobilise, informe et appuie ses membres en faisant la promotion des pratiques répondant aux critères d’excellence parmi les plus enlevés au monde.

“ La durée et la profondeur de cette crise sans précédent laissera des cicatrices importantes. L’aide annoncée permettra certainement aux établissements hôteliers montréalais, pour la plupart iconiques et historiques, d’éviter une fermeture imminente. Mais pour combien de temps? Ces établissements sont d’autant plus affectés puisque leur modèle d’affaires repose en grande partie sur les voyageurs hors Québec. Nous entendons donc poursuivre le travail avec tous les paliers de gouvernement afin d’assurer la survie et éventuellement la relance de ce secteur d’activités incontournable de l’économie québécoise. ”